Le travail
Quel genre de travail ?
Evidemment, cela dépend de vous ! Mais si, comme la plupart des voyageurs, vous êtes prêt à tout faire et n'avez pas de qualifications ou d'expérience particulières, voici quelques idées.
A la campagne :
- fruitpicking, packing. C'est à dire travailler aux récoltes, soit en récoltant les fruits/légumes (picking) soit en les triant et les empaquetant (packing). La plupart du temps, le picking est payé au rendement, ce qui signifie qu'il faut bosser dur pour faire du chiffre, mais que si vous êtes en bonne forme physique vous pouvez graduellement atteindre une bonne paie. Le packing en revanche est payé à l'heure, et beaucoup plus facile... mais pas possible de faire augmenter ses sous !
- stablehand, farm hand. C'est à dire soit palefrenier, soit travailleur "général" à la ferme. Si vous aimez les animaux, la vie au grand air et qu'en plus vous savez conduire un tracteur, n'hésitez plus !
- rider. Cavalier, le rêve de beaucoup de gens... si vous avez une expérience appropriée en matière d'équitation, c'est tout à fait possible.

En ville :
- waiter, kitchen hand, cook. Dans l'ordre : serveur, plongeur, cuisinier. Il y a toujours du travail dans l'univers de la restauration ! Si vous n'avez pas d'expérience, vous pouvez tout de même commencer en bas de l'échelle facilement en allant bosser dans des fast-food type Subway ou McDonald's (bref, il s'agit de vendre votre âme, héhé).
- cleaner. Tout ce qui touche au ménage, ce qui peut être dans des hôtels, chez des particuliers, dans des centres commerciaux ou des bureaux.
- car detailer. C'est à dire lavage de voiture.
- shop assistant. A la vente en boutique.
A vous de voir le type de boulot qui vous attire le plus, et de comparer les salaires du moment bien sûr...
La recherche d'emploi
Maintenant que vous savez ce que vous cherchez, il serait temps de s'occuper de le chercher justement. Ce ne sont pas les options qui manquent :

- les petites annonces. Pour en trouver, faites le tour des panneaux d'affichage des backpackers et autres YHA, voire parfois de certaines agences de voyage pour jeunes (exemple : PeterPan Adventure Travel à Brisbane). Plus classiquement, vous pouvez aussi acheter le journal local du samedi ou vous rendre dans un Centrelink (agence d'emploi du gouvernement) où des écrans tactiles listant diverses offres d'emploi sont mis à votre disposition. On trouve des Centrelinks dans toutes les grandes et moyennes villes ;-)
- le porte-à-porte. Faites le tour des boutiques et cafés du coin et demandez s'ils embauchent ("are you hiring?"). Ces demandes sont bien reçues, donc pas d'inquiétude à essayer ! Attention ceci dit : prévoyez d'avoir quelques exemplaires de votre CV en anglais sur vous, pour le laisser aux potentiels employeurs. Ils vous le demanderont systématiquement ! La meilleure stratégie consiste à d'abord faire le tour des environs pour repérer d'éventuelles affiches type "job applications welcome" et autre "staff wanted" : il y a beaucoup plus de chances qu'on vous rappelle si les patrons cherchent déjà plutôt que si vous déposez juste une candidature spontanée, évidemment !
- la recherche en ligne.Plusieurs sites proposent des annonces de jobs en ligne : Seek et JobSearch sont les principaux. Côté campagnes et récoltes, la Harvest Trail est un site du gouvernement spécialement dédié au travail à la campagne. Alternativement, vous pouvez aussi faire une recherche sur HelpExchange : certains hôtes offrent du travail supplémentaire rémunéré.
- décrochez le téléphone. La Harvest Trail possède un numéro vert, c'est à dire gratuit à travers l'Australie. Pour trouver du taf dans les récoltes, il vous suffit donc d'appeler le 1800 062 332 et de dire ce que vous cherchez pour qu'on vous mette en relation avec les personnes concernées. Attention par contre : ces personnes peuvent très bien être des proprios d'auberges de jeunesse. A ce moment là, au mieux c'est "premier arrivé, premier servi", pas de garantie de vous réserver le moindre job. Au pire, peut-être un marché juteux pour eux, style "le boulot est réservé aux gens qui dorment à l'auberge".
- sur place. Demandez tout simplement dans les centres d'informations des petites villes rurales, ou aux locaux. Lorsque l'on cherchait du travail dans la région de Bundaberg, notre meilleur conseil est venu premièrement d'un couple du coin qui nous a pris en stop, et deuxièmement du centre d'information de Gin Gin, une ville plus petite à environ 50 km de Bundy. Pour ceux d'entre vous qui sont intéressés par le fruitpicking dans ce coin là, les conseils étaient les suivants : essayez Abbotsleigh Citrus Farm, sur Grahams Road après Wallaville. Et si ça ne marche pas, allez demander au pub de Wallaville - c'est là que les fermiers ont l'habitude de boire un coup !
- le ferme à ferme. Le porte-à-porte marche aussi auprès des fermes. Là, c'est simple : les fermes que vous voulez essayer sont celles où vous pouvez voir des gens en train de cueillir, de l'activité au packing shed (tri et emballage) et souvent un certain nombre de voitures garées à proximité. Présentez-vous au packing shed pour trouver un responsable (avec un peu de bol, y'a même un bureau dédié) et demandez ! Conseils : présentez-vous tôt le matin, et vous vous retrouverez peut-être mis au boulot immédiatement et sans cérémonie !
Avec tout ça, vous devriez bien arriver à trouver du taf tout de même, non ? ;-)
Salaires et bonus
A ce jour, le salaire minimum en Australie est fixé à $12,75 de l'heure (source : Your Rights at Work). Toutefois, dans la pratique, vous viserez en moyenne à bosser $16/h... ou plus, avec un peu de chance !
Pensez à vous renseigner sur la paie de votre travail le week-end ou durant les jours fériés : parfois, votre taux horaire fait un grand bond ! A titre d'exemple, un travail de ménage sur Brisbane nous rapportait $16,80/h en semaine, mais $25,30/h le samedi et le dimanche ! Autant dire que c'est un sacré avantage. Ce n'est pas le cas de tous les boulots toutefois (chez Subway, vous pouvez toujours crever).
Enfin, n'oubliez pas que bosser dans un endroit où on vend de la nourriture peut être un autre avantage, dans la mesure où selon les cas et la gentillesse du patron, vous repartirez peut-être avec de la bouffe gratuite (non, pas chez Subway... comment ça j'ai une dent contre eux ?). Ainsi donc, E. travaillait chez un vendeur de kebabs et revenait presque tous les jours avec les quelques sandwichs et saucisses de la hot box qui n'avaient pas été vendus avant la fermeture. Résultat, le budget dédié aux courses baisse de moitié. Là encore, ce n'est pas le cas partout - sur trois boulots cumulés liés à la restauration, celui-ci était le seul qui nous offrait cette opportunité. Mais si vous trouvez, c'est un bonus qui n'est pas négligeable !
Le CV en anglais
Le CV en anglais n'est pas tellement différent de sa contre-partie francophone. Vous y mettrez vos détails personnels en en-tête (nom, adresse, date de naissance, nationalité, numéro de téléphone, e-mail). Ensuite, les catégories sont simples : Education Profile (vos études), Employment History (votre expérience professionnelle), Volunteer Work (si vous avez déjà fait du bénévolat et volontariat, une catégorie bien vue qui peut être très étoffée si vous faites beaucoup d'HelpExchange), Skills (les langues que vous parlez, les logiciels que vous maîtrisez, les sports que vous pratiquez, etc) et Hobbies/Interests.
Quelques équivalences de diplômes, c'est sur le site de l'ambassade de France en Australie.
Enfin, quelque chose de neuf par rapport au CV français : les références ! Vous pouvez soit joindre des références que vous ont écrit vos précédents employeurs, soit tout simplement lister lesdits employeurs (vous faites une catégorie "Referees" et inscrivez le nom de vos employeurs ainsi qu'un numéro de téléphone ou autre moyen de contact). C'est tout, vous êtes paré !

Copyright "Toothbrush Nomads" 2008, tous droits réservés.
toothbrushnomads@gmail.com
- remonter au haut de la page -