A quoi bon fermer la porte quand cette dernière n’est en fait que le sceau d’un sol cimenté et de murs en bois ouverts à tous les vents ?
A quoi bon s’évertuer à manipuler le robinet d’eau chaude quand ce dernier n’a de position que « on » et « off », si bien que l’épiderme en est réduit à une simple alternative entre la tendance reine des neiges et la teinte homard à mi-cuisson ?
A quoi bon se laver après tout, quand tout ce qui vous attend après cette ode à « l’endurcissement du caractère » se résume à des nuées de moustiques avides de chair parfumée et au parcours champêtre parsemé de bouses fraîches et de crapauds permettant de regagner votre couche ? A quoi bon quand cette même couche se résume quant à elle à un matelas à même le sol souillé, vous le soupçonnez fort, de puces et des mille autres monstruosités que votre imagination piquée à vif lui attribue avec encore trop de spontanéité, malgré vos deux semaines d’introduction à la vie australienne rurale ?
Que ces épineuses interrogations ne nous empêchent pas, ami, de rester philosophe quant à la nature profonde de l’être humain. Ne soyons donc pas trop prompts à répondre à ces précédentes sans nous en être posé une autre, antérieure à toute extrapolation ; à quoi bon vivre ?
Galerie photo : Cedar Pocket




























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