On passe quelques jours dans la capitale de Tasmanie, qui devient rapidement une de nos villes australiennes favorites : ni trop petite ni trop grande, Hobart dispose d’une architecture traditionnelle. Ici, point de gratte-ciels de verre et d’acier à la manière des grandes métropôles urbaines du continent, mais plutôt foison de ruelles pavées, de vieux escaliers et de bâtiments au charme d’antan.
Par un beau samedi matin, on se sort du lit pour aller parcourir les marchés de Salamanca, qui se tiennent sur la place du même nom et constituent sans doute l’attraction la plus célèbre de la ville. Ca fait deux jours que Craig nous vante avec extase les mérites du « cake man » (l’homme aux gâteaux) local, et sa stalle est donc notre premier arrêt : c’est avec délice que notre petit-déjeuner se compose de gâteau au chocolat et à la banane, et de cheesecake à la cerise. Nos estomacs ravis, on peut maintenant explorer le reste des étalages : des cartes postales, des peluches, des chaussettes de laine aussi longues que le bras, des œuvres d’art, des sucreries, des sandwichs, des stands de photo, des boissons, des vieux livres, des vêtements en tout genre, des fruits et des légumes et bien d’autres choses encore sont ici à la vente, et quelques musiciens éparpillés animent la foule d’airs hétéroclites. Un homme-orchestre se défoule, une japonaise en kimono joue du koto, des cordes de guitare vibrent sous les doigts d’autres artistes.
Une visite d’Hobart ne serait pas complète sans un bon détour par le Mount Wellington National Park, la montagne qui domine la cité. L’air est frais, le soleil de sortie : c’est la journée idéale pour aller faire de la randonnée ! On débute notre visite par Sphinx Rock, depuis lequel on a un petit point de vue sur la ville d’un côté, sur les Organ Pipes (une formation rocheuse rappelant des tuyaux d’orgue, d’où leur nom) de l’autre. Et puis, comme on se sent en forme, on poursuit le sentier jusqu’à Junction Cabin, un abri situé dans une clairière, à la croisée de plusieurs chemins. Des raintanks bien remplis nous y attendent également, ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque nous n’avons pas d’eau sur nous…
Après avoir étanché notre soif, on attaque la Lenah Valley Track : un chemin bien raide qui se glisse parmi les arbres et traverse quelques éboulements rocheux pour nous faire grimper toujours plus haut en direction du sommet. Arrivés au Chalet à bout de souffle, on découvre un petit ruisseau d’eau claire où l’on boit copieusement : l’eau est froide et délicieuse. A côté, un panneau nous avertit « drink at your own risk, local contamination ». Craig se fait un plaisir de traduire : « crotte de wallabi » !
Notre longue randonnée se poursuit le long des Organ Pipes avant de nous faire redescendre sur Sawmill Track, qui nous ramène jusqu’au bus. C’est avec l’aide motorisée de ce preux véhicule que l’on remonte via la route jusqu’au sommet cette fois-ci. Mais avant la vue, le repas : nos ventres crient famine après ces quelques heures de marche, et on tartine de l’hommus sur nos tranches de pain avec plaisir pour se régaler de sandwichs végétariens. Une fois repus, on prend tout notre temps pour se balader sur le sommet et apprécier la vue magnifique qui s’offre à nous : le dénivelé des montagnes se jette jusqu’à l’embouchure du fleuve sur l’océan, et la ville est nichée dans la vallée au bord de l’eau. A l’horizon, le bleu du ciel et de la mer se rejoignent en direction de l’Antartique.
Le reste de la journée se passe en paresse. Le lendemain, nous quittons Hobart pour reprendre les routes.
Galerie photo : Mount Wellington National Park




























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