La semaine dernière, il a neigé dans les Grampians : un événement peu ordinaire en ce début de printemps austral, et qui m’a donné envie de vous parler de ma propre expérience de la neige en Australie lors d’une visite au parc national d’Hartz Mountains, en Tasmanie, à la fin de l’été.
Lorsque nous étions monté à Hartz pour la première fois, une pluie glaciale s’était changée sous nos yeux en une chute de flocons humides qui fondaient presque avant même de toucher terre. Nous avions rebroussé chemin devant les conditions. Trois jours plus tard, on repart à l’assaut des montagnes, et c’est avec émerveillement qu’on les retrouve délicatement saupoudrées de neige.
Nous garons la voiture au bout de la route, où se dresse un drôle de refuge qui va nous servir d’abri pour le déjeuner. Drôle de refuge, parce qu’il n’a pas de porte, mais de simples ouvertures qui laissent entrer le froid et le vent à volonté, et même un peu de neige sur le seuil… un mini-blizzard fait rage à l’extérieur pendant que nous mangeons au sec (à défaut d’au chaud).
La tempête s’en va ensuite comme elle est venue, laissant derrière elle quelques pans de ciel bleu bien temporaires, mais qui devraient suffire à nous permettre de nous dégourdir les jambes en marchant jusqu’au lac Osborne. La boardwalk (chemin de planches de bois) est recouverte d’une couche de neige immaculée des plus seyantes…
Le chemin nous emmène parfois à travers la forêt, où la neige a là aussi fait son oeuvre pour apporter aux arbres et aux bosquets une touche de magie aussi éphémère qu’enchanteresque. On pourrait presque se croire dans une forêt européenne, jusqu’à ce que l’on tombe sur des arbres à l’allure encore plus exotique que les eucalyptus : les pandanus.
La neige a si bien fait son travail de blanc manteau que même les panneaux explicatifs n’ont pas été épargnés… j’ai particulièrement aimé le panneau parlant du “Glacier Dreaming”, jamais plus approprié…
Il suffit de 20 minutes de marche pour atteindre le petit lac à l’eau gris métal sous un ciel à nouveau chargé d’une couverture de nuage uniforme. Le retour se fera sous la neige, toute trace de soleil et de ciel bleu disparue de nouveau. Une petite comparaison aller/retour :
Cette petite balade plutôt inhabituelle au regard des stéréotypes (souvent justifiés) de chaleur et de grand soleil qui entourent l’Australie restera pour moi l’un des meilleurs moments de notre voyage en Tasmanie !
Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.
Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.
Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !