// De retour en Australie

Australie

De retour en Australie

003_Australian_Garden.jpg Cela fait maintenant 5 jours déjà que nous avons laissé derrière nous les vertes terres de Nouvelle-Zélande pour rejoindre le pays de nos premiers amours : l’Australie. Notre première année de visa vacances-travail nous avait amenées à déambuler tout le long de la côte est, depuis la Tasmanie jusqu’à Cairns. Cette seconde année qui débute à peine est déjà riche en projets : cette fois, nous voulons visiter le centre, le nord et l’ouest. Mais avant cela, il va falloir bosser !

Notre zingue tout d’acier et de fauteuils trop serrés nous a emmené d’un bond de Christchurch à Melbourne, dans le Victoria. Notre première mission, comme toujours, était de nous extirper de l’aéroport pour rejoindre notre nouveau logement : rien de plus facile, me direz-vous, puisqu’il nous suffisait d’appeler nos hôtes pour qu’ils viennent nous chercher (ils sont gentils ces HelpX quand même !). Rien de plus facile… sauf quand une tête-en-l’air a oublié d’emporter le numéro. Bref, les instants suivants furent marqué par beaucoup de jurons et d’agitation (on s’énerve vite quand on s’est levé à 3 heures du matin et que le kiosque internet refuse de marcher !), mais après un petit capuccino on se sent mieux et tout rentre dans l’ordre : numéro récupéré grâce à la magie du web, la cavalerie arrive bientôt à la rescousse !

Prénommés Bec et David, nos hôtes sont les propriétaires d’un petit centre équestre aux limites de la ville. Nous arrivons bien vite dans notre nouvelle demeure : par-delà les champs d’herbe sèche, la ligne artificiellement verdie des banlieues. Et derrière elle, à l’horizon, se dressent les gratte-ciels du centre-ville. Une jolie vue de jour comme de nuit, quand tout s’enveloppe d’ombre et que seule la ceinture de lumières urbaines nous rappelle l’existence du monde…

Nous prenons vite nos marques, et travailler avec les chevaux est un plaisir que l’on aime à retrouver. Emilie s’en va les longer ou sauter sur leur dos musclé, tandis que j’adopte à nouveau le rôle de palefrenière. De cet emploi, deux versions sont possibles. La bucolique vous dira que j’aime ce travail au grand air, cette vie saine et satisfaisante, le contact proche avec des chevaux toujours curieux, tantôt grâcieux et tantôt idiots ; j’aime me lever tôt et savourer la lumière du petit jour, puis partir vagabonder l’appareil photo à la main quand vient celle du coucher de soleil.

La terre-à-terre vous dira que quand on est palefrenier, on pousse beaucoup de brouettes de merde.

001_Lattaque.jpg Un matin, je sors de la chambre pour voir deux kangourous décamper dare-dare de notre jardin. Le parent saute la clôture d’un seul bond, sans effort, mais son petit n’ose pas reproduire une manœuvre qui, à son échelle, paraît sans doute audacieuse. Sa mère le regarde attentivement d’un peu plus loin, attendant qu’il la rejoigne. Il finit par se faufiler à travers un portail, et tous deux s’en vont disparaître dans les herbes hautes.

Hier soir, après le dîner, un orage éclate. Des éclairs fourchus font pulser le ciel d’une lumière mauve, et tout le monde court vers les prés pour mettre leurs manteaux aux chevaux. On se retrouve dans les écuries tandis que les premières vraies gouttes frappent le toit en tôle au-dessus de nos têtes. En levant les yeux, on aperçoit un possum perché sur une poutre, qui nous observe en silence.

Nos journées sont belles et rythmées par la routine de nos devoirs d’HelpX : réveil à 8 heures et petit-déjeuner, puis en route pour nourrir les chevaux, remplir leurs abreuvoirs, nettoyer leurs patûres et enlever leurs manteaux. Par la suite, Emilie monte et les travaille, tandis que je retourne m’installer confortablement à la table de la cuisine pour bricoler un site pour nos hôtes. Le reste de la journée est détendu, jusqu’à ce qu’arrive la fin d’après-midi et sa distribution de foin générale à nos résidents équins.

Panorama.jpg

Dans les cieux, des centaines d’oiseaux évoluent. Deux cacatoès (sulphur-crested cockatoo) viennent se percher sur un poteau pour visiter l’un des abreuvoirs. Des colombes lophotes (crested dove) sautillent dans les champs. Dans le vent, un élanion blanc (black-shouldered kite) arrive à toute vitesse pour faucher un rat des serres de son congénère. Et bien d’autres encore !

Espèrons que l’on reste encore un temps…

Galerie photo Galerie photo : Highfield Equestrian Center

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Discussion

3 commentaires sur “De retour en Australie”

  1. Pauvre petit rat qui fait de la voltige…
    Ah c’est bon de vous entendre raconter tout ça… quand je pense que c’est bientôt mon (notre) tour ! Certes on pourrait jalouser votre aventure quand nous sommes encore chez nous, mais avec toutes les bonnes infos que vous nous avez donné, l’eau à la bouche, les photos… on ne peut qu’être et partir heureux avec pleins d’envies (comme si on en avait pas assez) !
    A pluch

    Ecrit par Exploz | 25 March 2008, 10:50
  2. Un commentaire qui fait plaisir à lire :) Si vous venez chez Beck pour entamer votre séjour vers Melbourne, vous allez vous régaler… avec tous les zanimaux qui traînent, c’est le bonheur !

    Ecrit par Toothbrush | 25 March 2008, 11:37
  3. Oui hein je suis pas QUE rabat-joie :-)

    Ecrit par Exploz | 27 March 2008, 20:53

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