// Langi Ghiran State Park

Australie

Langi Ghiran State Park

L’année commence sous le signe du bush, mais en bons français, nous avons un clou de boustifaille à apposer à notre nuit de camping : la seconde boîte de foie gras envoyée par la famille de Benoît !

Foie gras

L’aube venue et le vin cuvé, le premier son de 2009 est pour moi la clameur matinale des kookaburras rieurs. Le bush s’éveille à la vie comme chaque jour, indifférent à notre calendrier bien étriqué. Il y a des kangourous de sortie et les arbres explosent d’une quantité de chants d’oiseaux, mais sans téléobjectif ni jumelles il m’est difficile de pouvoir identifier ces petits piafs bien cachés. Une troupe de corellas surexcités a pris place à la cîme d’un eucalyptus, je crois distinguer une trace de rouge à leur poitrail (indiquant qu’il s’agirait de long-billed corellas plutôt que des plus communs little corellas) mais ils sont si hauts que je ne peux pas en être sûre. Bush Des perroquets verts au visage cramoisi voltigent de ci de là, et je finis par reconnaître en eux des jeunes crimson rosellas qui n’ont pas encore acquis leur plumage rouge d’adulte. Et ce ne sont là que les oiseaux les plus reconnaissables : de la myriade de petites boules de plumes aux couleurs plus ternes qui apparaissent et disparaissent parmi les branches, je ne peux pas dire grand-chose !

Une fois Benoît et Nanie réveillés et notre ptit-déj avalé, on se met en route sur le sentier menant au sommet du Mount Langi Ghiran. La balade nous emmène à travers la forêt parsemée de gros blocs de granite, dont certains ont nul doute été utilisé pour bâtir le grand mur moussu du barrage. Il a beau être imposant, derrière lui on ne trouve qu’une mare bordée de roseaux.

Moustique géant Peu à peu, on prend de la hauteur et on aperçoit les champs et les chaînes qui nous entourent. Le temps est au nuageux, mais de brèves éclaircies rendent toute sa beauté à la forêt. Sur la fin de la balade, on découvre des sacs accrochés aux branches de certains arbutes, sans doute une expérience scientifique quelconque. Benoît s’en va explorer les environs, tandis que Nanie et moi suivons le sentier, qui se termine abruptement. Ce n’est pas grave : Benoît revient nous rameuter, il a déniché un koala ! Il était à la base d’un tronc et entamait son escalade. Le temps qu’on revienne, il est en haut, blotti et bien caché parmi les branches.

Sur le chemin du retour, on fait une autre rencontre : un craquement sec révèle la présence d’un échidné. Il nous voit lui aussi, s’en va en courrant sur quelques mètres puis se roule en une grosse boule épineuse contre un rocher. On attend un bon moment sans bouger, mais il ne ressort pas le bout de son nez – prudent, l’échidné !

Galerie photo Galerie photo : Langi Ghiran State Park

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