Avant d’émigrer vers la campagne pour travailler, on consacre tout de même quelques jours à la visite de Melbourne. On loge chez Michelle (la tante d’une amie d’Emilie : les relations ont le bras long !) et son mari Cameron à Hawthorne, une banlieue assez proche du centre-ville. C’est donc à pieds qu’on décide de se rendre jusqu’à ce dernier : un long chemin piéton/cycliste s’étend sur les rives du fleuve Yarra, qui traverse la ville de part en part. Il suffit donc de suivre le fil de l’eau pour arriver à destination, et on apprécie ce rivage paisible et boisé où les gens viennent marcher, promener leur chien, faire leur footing ou du vélo, et même de l’aviron.
Alors qu’on laisse définitivement derrière nous la relative tranquillité des banlieues pour la foule du centre, on découvre que le bord de l’eau est ici plein d’agitation : le Moomba Water Festival se tient en ce moment, ce qui donne lieu a pas mal d’attractions de type fête forraine sur les rives du fleuve. L’ambiance est bon enfant. Plus tard dans la journée, on assistera également à quelques démonstrations de jet ski sur la rivière, mais en attendant on se balade sur Federation Square et dans les avenues principales, et puis on déjeune dans un restau de Chinatown : il deviendra notre endroit fétiche pour casser la croûte chaque fois que nous repasserons sur Melbourne.
Le soir, de retour à la maison, on discute avec nos hôtes du festival. Cameron nous demande alors si nous avons vu les birdmen : les hommes-oiseaux. Les quoi ? On se méfie de son sourire narquois, à lui qui a déjà essayer de nous faire marcher avec ses histoires de cuddly bears (des koalas qui sautent des arbres sur la tête des passants : l’équivalent australien du dahut)… mais non, il nous assure qu’il est sérieux, et après un coup d’œil au journal nous dit d’aller voir ça par nous-même le lendemain.
Le lendemain, nous voilà donc en quête des mystérieux hommes-oiseaux. Eh bien, pas si mystérieux que ça : c’était vrai. Lors du Waterfest, la tradition veut qu’une collection d’hurluberlus tente de voler au-dessus des eaux du fleuve à l’aide d’ailes fabriquées par leur soin. Evidemment, c’est surtout l’occasion d’assister à des énormes « ploufs » retentissants et autres chutes catastrophiques de ces phénomènes souvent déguisés : notre préféré arbore un costume de Dracula, complet avec cercueil. Ils sont cons ces australiens !
Après cette bonne scéance de rigolade, on laisse nos pas nous guider jusque dans les tramways, qui nous mènent à Saint Kilda : situé sur la plage, il s’agit d’un quartier très populaire. On se promène dans Chapel Street, qui regroupe un large éventail de petits échopes poussiéreuses regorgant de trésors anciens, de livres et de vêtements d’occasion. Plusieurs chats bien gras roupillent dans la vitrine et les couloirs d’une librairie. Au-dessus de leur tête, une pancarte : « dogs have masters, cats have staff » (les chiens ont des maîtres, les chats du personnel).
Galerie photo : Melbourne




























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