// Le petit kit de l’ami des animaux

Australie

Le petit kit de l’ami des animaux

La faune australienne : riche, abondante, accessible, souvent unique au monde. La faune, au même titre que les paysages ou la solitude du bush, c’est l’une des plus belles et essentielles raisons de visiter l’Australie. Oui, mais pour vraiment en profiter, la faune, il faut apprendre à la connaître et à la respecter !

Une bibliothèque naturaliste

Pour accélérer la croissance de sa culture animalière, rien de mieux que d’alterner ses rencontres sur le terrain avec quelques lectures bien choisies. Pour la culture générale, vous pouvez commencer notamment par le magazine Australian Geographic, dont les articles vous amèneront fréquemment à faire connaissance avec certains des habitants du bush. Mais pour réellement apprécier à sa juste valeur la variété mirobolante des animaux australiens, il vous faudra savoir les identifier. Pour cela, je vous conseille trois livres, spécialisés respectivement dans les mammifères, les oiseaux et les reptiles :

  • The Mammals of Australia, Ronald Strahan

Ce livre ne peut se décrire qu’avec des superlatifs : il est magnifique, extrêmement complet, très gros, très lourd, et très cher. En matière de mammifères, ce n’est ni plus ni moins que la Bible des ouvrages : toutes les espèces y sont, photos époustouflantes à l’appui, du possum pygmé le plus obscur au kangourou le plus commun en passant par les dauphins et les otaries. Malheureusement, pour le voyageur, difficile de se départir d’autant de dollars pour faire son acquisition, et pas idéal de trimballer un tel pavé d’encombrement. A réserver aux aficionados ! Aux autres, je vous conseille chaudement de le consulter en bibliothèque. On ne le trouve pas partout, mais quand on le trouve, le potasser vaut le détour.

  • Field Guide to Australian Birds, Michael Morcombe

Plus de 800 espèces d’oiseaux endémiques, introduits et visiteurs occasionnels sont répertoriées et illustrées de dessins fins et colorés. S’il fallait ne choisir qu’un seul livre, c’est la version poche (Complete Compact Edition) de ce guide que je vous recommanderai : le compulser procure de longues heures de plaisir, et il est si bien fait qu’avec un peu de curiosité et de patience, on devient très vite très bon à identifier les oiseaux. Grâce à lui, je suis passée du stade de l’amateur ne connaissant qu’une quinzaine de piafs à celui de l’amateur « éclairé » capable d’identifier avec certitude plus d’une centaine d’espèces.

  • A Complete Guide to the Reptiles of Australia, Steve Wilson & Gerry Swan

Complet et compact, il joue dans la même catégorie que le guide ornithologique précédent. Toutefois, attention : l’identification de reptiles relève bien souvent d’un œil expert. Les différences entre espèces se jouent beaucoup à des « détails » (nombre d’écailles, forme de la tête…) hermétiques au néophyte – impossible, notamment, de simplement se fier à la couleur pour identifier un serpent ! Du coup, la progression n’est pas aussi rapide qu’avec l’identification d’oiseaux, ce qui peut en décourager plus d’un.

Grâce à ces ouvrages, vous deviendrez calé en matière de faune australienne. S’y intéresser, c’est ouvrir les yeux : au fur et à mesure qu’on apprend à connaître chacun des habitants du bush et à apprécier ce qui les rend uniques, on remarque de plus en plus de choses au fil des randonnées. Le sens de découverte et d’émerveillement ne disparaît pas : il est rehaussé par un sentiment de familiarité.

A la rencontre de la faune

Livre et connaissances, c’est bien beau, mais et les rencontres sur le terrain alors ? Ce n’est pas bien compliqué : il suffit de passer du temps dans le bush pour faire des dizaines de rencontres animalières ! Toutefois, gardez à l’esprit que vous n’êtes pas dans un zoo. Respectez les animaux sauvages que vous avez la chance de rencontrer. Quelques principes simples :

  • Ne jamais nourrir un animal sauvage.
Don't feed the gremlins « Don’t feed the wildlife », en bon anglais, et vous verrez régulièrement des panneaux à ce sujet dans les coins les plus populaires. Ils sont là pour une raison : nombreux sont les touristes qui, mal éduqués par les zoos, se donnent pour ambition de nourrir un kangourou ou autre bestiole. Pourquoi c’est mal ? Premièrement, parce que ces touristes donneront généralement une nourriture « humaine » (pain, chips… j’en passe et des meilleures) qui n’est pas adaptée au système digestif de l’animal et lui causera de graves problèmes rénaux, souvent fatals. Deuxièmement, parce que le geste de nourrir ces animaux les encourage à devenir dépendants, ce qui entraîne des comportements agressifs ainsi que des mises en situation dangereuses (par exemple, ces animaux viendront traîner sur des parkings où ils auront bien plus de chances de se faire renverser).

  • Un animal sauvage n’est pas une peluche.

Deuxième obsession malvenue : l’idée d’aller toucher et caresser ces animaux sauvages. Une fois encore, on peut remercier les zoos, qui se complaisent à proposer aux touristes de poser avec un koala dans les bras. Eh bien non ! Un animal sauvage en bonne santé ne se laissera jamais toucher, et dieu merci : cela signifie que son instinct de survie fonctionne. Il vous arrivera peut-être parfois de rencontrer des animaux qui dérrogent à cette règle : ce sont inévitablement ceux qui ont pris la mauvaise habitude de se faire nourrir par des touristes. Ils sont devenus dépendants et associent l’humain à la nourriture. Ce ne sont toujours pas des peluches : un possum ou un koala, c’est peut-être adorable et doux, mais c’est aussi équipé de griffes et de crocs. Ils n’hésiteront pas à s’en servir si vous les ennuyez !

  • Attention à la lumière !

Enormément d’animaux sont actifs principalement à l’aube, au crépuscule et durant la nuit, quand les températures sont plus fraîches. Du coup, se balader dans le bush la nuit avec une lampe torche (les australiens appellent ça « spotlighting »), ça peut être une bonne idée ! Toutefois, pensez à ne jamais braquer le faisceau de votre lampe directement dans les yeux de l’animal : il lui faudra un long moment avant de réhabituer ses pupilles à l’obscurité si vous l’aveuglez, ce qui le rendra temporairement vulnérable aux prédateurs et moins efficace à se nourrir. De même, les flash d’appareil photo sont à proscrire.

Eastern Grey Kangaroos

  • Prudence sur les routes.

Vous les partagez avec la faune, particulièrement s’il s’agit de petites routes de campagne ou de pistes de parcs nationaux. Dans la mesure du possible, ne roulez jamais à l’aube, au crépuscule ou la nuit : comme nous l’avons vu dans le point précédent, ce sont les moments où les animaux sont le plus actifs, et donc le plus susceptibles de bondir devant vos roues. D’autant que vous, vous aurez moins de chance de les voir arriver dans l’obscurité. Enfin, sur ces routes, préférez rouler doucement : 80 km/h en journée, 60 km/h autrement. N’hésitez pas à ralentir encore davantage si vous êtes dans un coin particulièrement peuplé. Mieux vaut mettre quelques minutes de plus à arriver au camping que de taper un animal…

Dans le respect, à vous les belles rencontres ! ;)

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Discussion

5 commentaires sur “Le petit kit de l’ami des animaux”

  1. Ouais, même que Nanie et moi on sait reconnaître 17 oiseaux : le Kookaburra à deux pattes, le Galac, la Mac Pie, le canard des bois… plein d’autres.

    Ecrit par Benoit | 3 May 2009, 07:59
  2. J’ai le droit dire que je les ai un peu oublier !!! Pour ma défense il n’y en a pas énormément par chez moi !!!

    Ecrit par Nanie | 4 May 2009, 08:17
  3. Ah ça Nanie, le retour aux moineaux et aux pigeons a du être fatal. Et Stef, moi je parle de l’oiseau Galac, pas du chocolat enfin ! ;)

    Ecrit par Benoit | 5 May 2009, 03:06

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