Les statistiques du visa vacances-travail

nils Les statistiques du visa vacances travailParce qu’un aperçu un peu différent de ce qu’est l’expérience visa vacances travail est toujours digne d’intérêt et de curiosité, je vous propose de jeter un œil à un petit condensé d’informations statistiques récemment publiées dans un épais rapport du gouvernement australien : une évaluation complète du programme visa vacances-travail (VVT), ou Working Holiday Maker (WHM).

Ce document d’une centaine de pages, réalisés par des chercheurs du National Institue of Labour Studies d’Adelaide, a été compilé à partir de statistiques factuelles, tels le nombre de VVT accordés, mais également et avant tout de sondages d’opinion auprès des détenteurs dudit sésame. Pêle-mêle, jetons donc un coup d’œil au visa vacances-travail… en chiffres :

Combien sont les visas vacances-travail ?

  • 134.388 VVT en 2007-2008.
  • Entre 2000 et 2008, le nombre de VVT a augmenté de 8% par an.
  • Les pays les plus représentés sont le Royaume-Uni (28.960 VVT), la Corée du Sud (26.758 VVT), l’Allemagne (15.380 VVT) et l’Irlande (14.617 VVT).
  • La France, quant à elle, se place honorablement en 6ème position, avec 9.108 VVT.

Comment travaille-t-on en VVT ?

  • 69% des VVT travaillent durant le séjour.
  • 41% travaillent en région rurale, 59% en zone urbaine.
  • Les emplois les plus fréquents sont travailleur agricole (27%), serveur (13%) et agent de nettoyage (8%). De fait, agriculture et hôtellerie/restauration sont les deux domaines qui se taillent la part du lion, en rassemblant 61% des emplois occupés par les VVT.
  • Au cours de leur séjour, les VVT ont une moyenne de 2 à 3 jobs. Chaque job est occupé pour une période moyenne de 2 mois. Un VVT travaille typiquement 7H/jour pour un salaire de AU$16,20/heure : au final, chaque emploi lui rapporte donc une moyenne de AU$4.638. Sur la durée totale de son séjour, on estime qu’un VVT engrange ainsi AU$10.667 en salaires.

Qu’est-ce qu’un VVT apporte à l’économie australienne ?

  • Un VVT dépense en moyenne AU$13.218 lors de son séjour, principalement sur trois gros domaines : le logement,  le tourisme et les transports.
  • Ensemble, tous les VVT ont ainsi apporté 1,8 milliards de dollars à l’économie australienne.
  • Ils contribuent également à la création de 28.448 jobs en Australie, et en occupent 19.696. Ce qui signifient que pour 100 VVT débarqués en Oz, 6 jobs sont créés pour les australiens !

Où vit le VVT ?

  • Le New South Wales et le Queensland sont les destinations les plus populaires, autant pour le travail que le tourisme. Ces deux états phares sont secondés par le Victoria et le Western Australia.
  • Les VVT se logent principalement en auberge de jeunesse (37.8%) et en colloc (20%). Environ un tiers occupent un logement pour 1-2 semaines en moyenne, un quart pour 1 à 3 mois, et un autre quart pour plus de 3 mois.
  • Ils s’installent plus longtemps en ville (de 3 à 12 mois) qu’à la campagne (d’1 semaine à 3 mois).

Quel bilan dressent-ils de leur séjour ?

  • 80% des VVT pensent que l’expérience les a aidé à mieux comprendre l’Australie… et 20% non !
  • 69% des VVT repartent avec une opinion positive de l’Australie, et 30% avec une impression mixte… ce qui laisse donc un petit 1% d’opinion négative (Améthyste, on t’a reconnu).
  • Les points positifs les plus marquants sont les paysages et la nature (29.1%), l’amabilité des gens (22.1%), et la qualité de vie (17.2%).
  • Les points négatifs les plus marquants sont le « problème des aborigènes » (18.7%) et le mauvais traitement d’autrui / la stéréotypisation (18.3%).
  • 95% des VVT recommanderaient le programme à leurs amis.
  • 74% on l’intention de revenir en Australie dans les 5 prochaines années, principalement pour y voyager (36%), y voir de la famille et/ou des amis (19%) ou s’y installer (18%).

Ce rapport m’a également appris un brin d’histoire, à savoir que le VVT est né en 1975 ! A l’époque, seul le Royaume-Uni et le Canada détenaient un accord avec l’Australie. La France n’est venu grossir les rangs qu’en 2004. Aujourd’hui, ce sont pas moins de 24 pays qui disposent de ce privilège !

Le rapport complet peut se télécharger au format PDF sur le site officiel du bureau d’immigration australien : Evaluation of Australia’s Working Holiday Maker (WHM) Program.

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Déjà 8 commentaires sur ce post, on attend le tiens !

  1. Eh bien, j’aime toujours les stats à ce qu’il faut croire !

    Avec un tel bilan positif, on se demande pourquoi d’autres pays ne l’adoptent pas franchement… XD

    Myaah 23 July 2009 at 21:42 Reply
  2. Merci pour ces petites infos! Les chiffres en disent longs effectivement!

    Hoang 24 July 2009 at 10:39 Reply
  3. Intéressantes ces stats! Excellent le clin d’oeil à Améthyste :D

    Nathalie 24 July 2009 at 19:42 Reply
  4. très bon article, et j’adore la dédicace à Améthyste! Faut toujours qu’il y ait un rabat-joie, l’exception qui confirme la règle ;-)

    ours51 7 August 2009 at 13:50 Reply
  5. Sympa les stats, 138000 c’est quand même énorme !
    Merci pour l’info !;)

    BG 11 September 2009 at 22:56 Reply
  6. Salut à tous,
    J’ai bossé 88 jours en Oztralie et je suis revenu en Belgique fin decembre 09.Je voudrai savoir combien de temps j’ai entre les deux visas. Est-ce que peux faire ma demande de 2nd WHV dans 2 par exemple (avant 30 ans évidemment)?
    Merci à bientôt

    Kintero 13 January 2010 at 09:35 Reply
    • Tu fais ta demande de 2nd WHV quand tu veux, tant que tu as encore moins de 31 ans (le WHV est de 18 à 30 ans inclusif, donc si tu as 30 ans, c’est encore bon) ;)

      Toothbrush 13 January 2010 at 10:23 Reply
  7. nous souhaitons partir à 4 en mai 2010

    MORLET 19 January 2010 at 03:35 Reply

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A propos

Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.

Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.

Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !

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