Dans l’ordre des choses, il est une question que tout touriste se pose tôt ou tard lors de ses vacances : quels souvenirs ramener ? Si la question, autant que les réponses, peuvent paraître évidentes lors d’une brève escapade de deux semaines, les choses me paraissent un peu différentes lorsque l’on part pour un an… ou plus.
Pour ma part, bien sûr, souvenirs rime avant tout avec toutes ces images que j’ai dans la tête, ces sensations glânées au fil de nombreux mois de pérégrination, de randonnées et parfois d’introspection. Ce sont les e-mails que j’échange toujours avec les myriades de personnes rencontrées, et l’affection que je garde même pour ceux avec qui j’ai perdu contact. Et puis, ce sont aussi les milliers de photos saisies au vif de l’instant, et qui étouffent maintenant le moindre recoin de mes disques durs.
Toutefois, au-delà de ce qui est véritablement l’essentiel, moi non plus je n’ai pas échappé à l’envie d’en ramener davantage, de faire acquisition de petites choses matérielles qui contribuent elles aussi à me rappeler d’où je viens. De là, deux problèmes majeurs :
- je n’achète de souvenirs que ce qui peut survivre dans mon sac à dos, puisque je suis perpétuellement SDF. Exit donc les fameux didjeridoos et autre artisanat pour le moins encombrant ou fragile.
- la plupart des magasins de souvenirs m’apparaissent comme kitsch et contrefaits, puisque je suis une hippie aigrie (et puis, entre nous, qui veut ramener un porte-clé de couilles de kangourou ?).
Pour moi, un bon souvenir doit être vrai, personnel, utile et pratique. Voic donc ce que j’ai choisi de ramener :
- des work boots en cuir, parce que s’il est un emblème de l’Australie rurale, ce sont elles ! Ce sont les bottes increvables que vous verrez aux pieds de tous les fermiers, les ouvriers de construction et même les cuisiniers dans les coulisses des restaurants. Utilité : 10/10. Je les porte tous les jours, parce qu’en bonne crevarde je possède rarement plus d’une paire de shoes à la fois…
- un livre de Banjo Paterson, peut-être l’auteur australien le plus célèbre, poète du bush dont les vers rythmés évoquent tout ce que j’aime de l’Australie. Utilité : 9/10. Banjo m’accompagne tous les jours dans ma routine de travail ; lire et relire ses ballades dans le RER c’est respirer une bonne bouffée du pays.
- un livre de Henry Lawson, l’autre grand auteur classique australien, dont les nouvelles retracent un portrait qui se veut réaliste et dur de la vie rurale. Utilité : 6/10. C’est un très bon pendant à la vision romantique et positive de Banjo, mais sa sévérité fait que j’ai tout de même moins souvent envie de le relire !
- un livre pour enfants sur les wombats, dont les illustrations m’ont fait craquer et l’humour bien rire, les frasques des petites créatures me rappelant notre séjour à Kingbilli. Utilité : 5/10. Un bel objet à regarder de temps en temps, mais qui n’a évidemment pas l’épaisseur des autres livres. Au moins, il est fin et léger, facile à trimballer !
- un abonnement à Australian Geographic, qui m’envoie un magazine plein de récits intéressants et de photos à couper le souffle tous les 3 mois. Utilité : 8/10. Du contenu récent, régulier, informatif, inspirant !
- mon guide ornithologique des oiseaux australiens, compulsé pendant des heures en roadtrip et qui m’a tout appris sur nos amis à plumes. Utilité : 2/10. Forcément, vous en voyez des oiseaux australiens en Europe, vous ? Heureusement, ce guide reprendra du service dès l’année prochaine !
Deux choses que je regrette de ne pas avoir ramené : la carte/poster d’Australie géante maintenant accrochée aux murs d’Emilie, et l’atlas routier laissé dans notre fidèle Titine à l’intention des futurs propriétaires.
Et vous, vous avez ramené quoi ?




























Mon homme, mouah ouha ouah! :D
Je dirais bien que, la prochaine fois, j’espère ramener une femme, mais en réalité je préférerais en trouver une qui me garde en Australie
!
mdr!
On fait une photo ce soir ? ;-)
J’ai juste ramené un bordel monstre ! Beaucoup de coquillages, échantillon de sable/terre, des milliers de photos et un tas de conneries (mais que j’aime bien quand même :p).
Mention spéciale à tes cure-dents mon choupinou !
Pfff c’est pas des cure-dents ! ;-)
Les work boots était une idée génial!
Ouh, un bail que je n’avais pas mis les pieds par ici !
Bon, pour ma aprt, j’ai rapporté deux didgeridoos. Un qui vient de Coco’s à Katherine, avec un excellent son et décoré par un artiste local. L’autre acheté à Byron Bay, mais fabriqué dan sles Arnem Lands, et qui est vraiment super joli.
Pour info, je m’y suis déjà mis et je compte réellement en jouer sur le long terme, c’est pas juste pour la déco.
Ma question était : mais comment l’as-tu transporté tout ce temps !? Parce que j’ai cru voir une photo hors du commun avec des petits enfants des plaines mongoles qui jouaient du didje, sur ton blog ou celui d’Aurore et Sylvain… !