Bruny Island, Tasmanie

Bruny Island est une petite île au large de la Tasmanie. Une fois n’est pas coutume avec les îles, Bruny es ttrès accessible : le trajet en ferry prend à peine 15 minutes, et l’aller-retour pour un véhicule et ses occupants revient approximativement à AU$30.

Nous débarquons sur l’île en fin d’après-midi, et avons donc tôt fait de planter le camp pour la nuit. Le lendemain, une belle journée ensoleillée nous attend, dévoilant de superbes vues sur les eaux bleues d’Adventure Bay, l’un des rares petits villages de l’île.

Nous abandonnons la voiture non loin, pour entamer une petite randonnée. Dans les casuarina qui bordent la côte, on aperçoit bientôt des Green Rosellas : ces perroquets sont endémiques à la Tasmanie. L’espèce n’existe en effet nulle part ailleurs dans le monde, même si l’on trouve des cousins similaires (Crimson Rosellas, Eastern Rosellas…) sur le continent australien. Etrangement, le Green Rosella est plus jaune que vert…

Le sentier, jusque lors plutôt plat, entame une ascencion raide et hardue des falaises de Fluted Cape, joliment sculptées par l’érosion du vent et de la pluie. Et une fois en haut, ne reste plus qu’à tout redescendre ! Vers la fin de la boucle, nous croisons un autre oiseau endémique à la Tasmanie : le Yellow-throated Honeyeater (et cette fois le nom n’a rien de daltonien !).

Nous reprenons ensuite la voiture pour arpenter les petites routes de terre qui parcourent l’île, et en fin de journée baignent dans une atmosphère dorée des plus agréables…

Nous campons à l’extrémité sud de l’île, sur la péninsule de Labillardiere (oui, des explorateurs français sont passés par là !). Au matin, un nouvel oiseau endémique vient inspecter notre camp : le Tasmanian Scrubwren. En 2 jours, nous avons donc déjà vu 3 des 12 espèces d’oiseaux uniques à la Tasmanie !

Une longue randonnée nous emmène sur les côtes de Labillardiere, où les plages sont plutôt superbes… en revanche, attention aux serpents : il fait chaud, très chaud, aujourd’hui et au fil de notre journée de balade nous comptons près d’une dizaine de serpents ! Autant dire que nous évitons de marcher à travers les hautes herbes et que nous prenons soin de vérifier où nous posons nos pieds…

Au bout de la péninsule, vue sur les montagnes saupoudrées de neige de l’île principale.

Dans l’eau claire des rives, des anémones étendent leurs tentacules.

Sur la fin, nous croisons aussi un animal aussi mignon qu’inoffensif : l’échidné. Bonhomme, monsieur échidné se montre bien moins rapide et réactif que nos amis les serpents, et j’ai donc le temps de lui tirer le portrait.

Nous dormons de nouveau sur le même camping, avant de reprendre la route le lendemain.Premier arrêt : un petit détour par Cape Bruny, ses falaises et son phare…

Parfois, on croise de drôles de boîtes aux lettres…

Nous repassons par “The Neck“, l’isthme qui relie North et South Bruny, le temps de tirer un drôle d’auto-portrait…

On vadrouille ensuite sur North Bruny, plus civilisée que South Bruny… c’est à dire plus rurale que sauvage – ne vous attendez pas à trouver le moindre environnement urbain ici ! On fait une petite pause à Denison Point, où l’on photographie une colonie de sternes.

C’est notre dernier soir sur Bruny avant de reprendre le ferry le lendemain de bon matin, et nous le passons en tête à tête avec les pingouins du Neck. Chaque nuit, ces derniers reviennent par dizaines des profondeurs de l’océan pour regagner leurs terriers et nourrir leur progéniture, à grand renfort de cris aigus…

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Déjà 7 commentaires sur ce post, on attend le tiens !

  1. Je connais bien la Tasmanie mais ne suis jamais allée à Bruny. ça me donne vraiment envie d’y retourner…
    La photo du manchot pygmée est géniale (si je ne me trompe sur l’espèce)

    Ocealie 5 September 2012 at 01:27 Reply
    • A vrai dire, je n’avais pas visité Bruny non plus lors de mon premier séjour en Tasmanie, et je suis contente d’avoir eu la chance de “rattraper le coup” ! Pour la photo, chapeau, il s’agit bien d’un manchot pygmée, la seule espèce de manchot qui réside de manière permanente en Australie :) Les appeler “pingouins” comme je le fais n’est absolument pas correct techniquement en français, même si c’est le terme utilisé le plus couramment par la plupart des gens !

      Toothbrush 5 September 2012 at 05:43 Reply
  2. Salut !

    Tout d’abord je voudrais te remercier pour tous les bons conseils que j’ai pu trouver grâce à ton site.

    J’arrive le 10 Septembre en Australie et je souhaite faire beaucoup de randonnées, et j’aimerai pouvoir identifier la faune qui m’entoure, mais acheter des livres risque d’être encombrants..

    J’emmène un livre vierge avec moi pour tenir un carnet de route, mais je voudrai savoir si tu rédiges tes articles au fur et à mesure de ta journée et des évènements?

    Merci d’avance !

    IceCream 6 September 2012 at 22:26 Reply
    • Salut IceCream (cool pseudo :D),

      Niveau identification de la faune, les livres sont imbattables à mon sens. Personnellement, j’en avais plusieurs, que je stockais tout simplement dans ma voiture. En rando, j’essayais de faire de mon mieux pour 1. mémoriser les traits les plus frappants des animaux vus, et 2. prendre une photo afin d’identifier les espèces une fois rentrée à la voiture. Il y a pas mal de livres disponibles sur la faune, mais j’ai listé mes préférés dans l’article Le petit kit de l’ami des animaux ;)

      Pour répondre à ta question niveau écriture, en roadtrip j’ai toujours avec moi un carnet que je remplis au jour le jour – c’est indispensable pour se rappeler de certains détails, ou tout simplement de tous les noms d’endroits, d’animaux, de plantes… Je me base ensuite sur ce carnet pour écrire mes articles. Ces derniers sont une sorte de ré-interprétation du contenu de mes carnets – j’abrège certaines choses, j’en développe d’autre, ou je change d’angle selon l’humeur et l’inspiration du moment !

      Ce qui est certain, c’est que ces deux activités (compulser les livres d’identification de la faune, et écrire le journal de bord) agrémentent très agréablement la vie sur les routes, et sont pour moi un excellent moyen de passer le temps et se détendre au camping.

      Toothbrush 7 September 2012 at 05:14 Reply
  3. En allant à Bruny, n’as-tu pas fait la chasse au wallaby blanc? Nous avons eut la chance de le voir près d’Adventure bay…

    Audrey 7 September 2012 at 05:48 Reply
    • Non, je n’en avais pas connaissance à vrai dire ! Est-il sauvage ?

      Toothbrush 7 September 2012 at 09:41 Reply
      • Oh oh! Que voilà une nouvelle cible pour toi à ta prochaine escapade à Bruny!
        Oui, il est tout à fait sauvage ;) C’est un Bennett wallaby. Il est sur tous les prospectus de Bruny…
        On l’a pas mal cherché, on a demandé à des locaux où on pouvait le voir, et finalement, nous l’avons vu! Comble du comble, en repartant d’Adventure bay, on en a vu un autre (ou le même?) carrément sur le bord de la route!
        http://oceaniecocci.files.wordpress.com/2012/09/tasmanie-bruny-island_5b.jpg
        Je n’aimerai pas être le facteur dans le coin, ça a l’air risqué…

        Audrey 7 September 2012 at 14:17 Reply

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A propos

Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.

Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.

Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !

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