SnakeSense : sauvons les serpents !

Cette semaine, je voulais prendre le temps de vous présenter SnakeSense, la nouvelle initiative de mon amie Georgina, propriétaire du refuge animalier Kingbilli. Et cette fois, il s’agit de sauver des serpents !

Kingbilli

Tout d’abord, petit retour en arrière : ceux d’entre vous qui suivent Toothbrush Nomads depuis longtemps ont sans doute déjà connaissance de Kingbilli, le refuge animalier du Victoria où nous avions séjourné durant trois mois en début d’année 2008. Certains se souviennent même peut-être qu’à l’époque, Toothbrush Nomads avait lancé une petite opération de fundraising pour soutenir les activités du refuge, qui réhabilite marsupiaux blessés et orphelins pour les rendre à la vie sauvage.

Eh bien, figurez-vous que cette année Kingbilli a ralenti son activité de sauvetage de marsupiaux pour faire place à une nouvelle initiative : reconvertie en snake catcher (attrapeuse de serpents, eh oui), Georgina en profite également pour se consacrer à la protection de ces reptiles trop souvent incompris. Et c’est là qu’intervient…

SnakeSense

SnakeSense est une association à but non lucratif qui vise dans un premier temps à éduquer le public au sujet des serpents, qui sont malheureusement victimes de nombreux préjugés. Sur le site web de l’association, vous trouverez donc un certain nombre de pages visant à présenter les différentes familles de serpents, ainsi qu’à corriger les mythes qui les entourent. Les australiens, eux, pourront faire appel à SnakeSense non seulement pour re-localiser des serpents venimeux indésirables qui s’égarent dans les habitations (ils seront attrapés et relâchés dans la nature sans heurt), mais également pour obtenir des conseils personnalisés quant au développement d’une propriété eco-friendly et wildlife-friendly : Georgina leur expliquera notamment comment protéger les habitats naturels ou ériger des clôtures qui ne présentent pas de danger pour la faune.

A terme, le rêve de SnakeSense est autrement plus ambitieux : il s’agirait de créer un parc zoologique entièrement dédié aux serpents. Mais les serpents qui en seraient les vedettes n’auront pas été choisis au hasard. Il faut savoir que, chaque année, des personnes peu scrupuleuses tentent d’exporter illégalement des serpents endémiques australiens capturés dans la nature, dans le but de les revendre à des amateurs étrangers fortunés. Quand ces personnes sont interceptées, qu’advient-il des serpents ? C’est simple : pour des raisons sanitaires, ils ne peuvent pas être relâchés dans la nature, et sont par conséquent euthanasiés. Le rêve de SnakeSense est d’arriver à récupérer ces animaux pour leur offrir une seconde chance dans le futur parc zoologique.

Rêver

Pour un grand rêve, c’est un grand rêve. Mais si quelqu’un peut relever ce défi, c’est bien notre chère Georgina, qui défend sans répit la faune et l’orphelin depuis ses 18 ans wink SnakeSense : sauvons les serpents ! Alors, si ce projet vous intéresse, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de SnakeSense, devenir fan de leur page Facebook, et peut-être leur faire un petit don via Paypal (c’est bientôt Noël, non ? ;)).

Pour ma part, j’aimerais simplement vous rappeler que malgré leurs connotations souvent négatives dans l’esprit collectif, les serpents sont des animaux au même titre que tous les autres, et jouent un rôle important dans les éco-systèmes qu’ils habitent. En Australie, ils sont endémiques et protégés. Ils sont aussi très répandus : après tout, l’Australie est le continent doté de la plus haute diversité de reptiles au monde ! Un voyage ici est peut-être une excellente occasion d’apprendre à mieux les connaîtres et à mieux les aimer, qu’en dites-vous ?

Moi, en tout cas, j’ai été conquise. Alors… longue vie aux serpents !

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Déjà 1 commentaire sur ce post, on attend le tiens !

  1. Chouettes initiative et article !

    meduz' 10 December 2009 at 18:19 Reply

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A propos

Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.

Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.

Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !

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