Vous conseiller sur ce qu’il faut faire pour réussir votre voyage, c’est bien beau, mais encore faudrait-il parfois vous toucher deux mots des choses à ne pas faire : aujourd’hui, je vous parle de 5 faux pas qu’il ne vaut mieux pas commettre lors d’un WHV.
Eh oui ! Les erreurs à ne pas faire commencent avant même le départ. Les lecteurs invétérés de ToothbrushNomads connaissent déjà mon opinion des organismes proposant des packs d’arrivée : il s’agit de vous vendre au prix fort des services que vous pourriez tout aussi bien effectuer vous-même gratuitement, par exemple la demande de TFN ou l’ouverture d’un compte bancaire. Il s’agit là de démarches extrêmement simples et rapides à accomplir par soi même, en économisant au passage quelques centaines d’euros qui pourront être bien mieux utilisés pour financer votre périple – que ce soit pour contribuer à vous payer des nuits d’auberge, un meilleur van ou une croisière dans les Whitsundays !
Pour en savoir plus sur ce sujet, lire l’article : Pourquoi ne faut-il pas partir avec un organisme ?
Sans rentrer dans le grand débat « l’Australie est-elle un El Dorado ? » (ça fait maintenant 6 ans qu’on cherche une réponse qui mette tout le monde d’accord…), on peut au moins sans crainte énoncer une généralité : avoir de bonnes économies derrière soi ne peut pas faire de mal, et peut même carrément vous sauver la mise. Est-ce possible de partir en Australie avec seulement 2000 €, 1000 €, 500 €… ? Certains l’ont fait et s’en sont très bien sortis. Beaucoup d’autres s’en sont mordu les doigts. Partir avec peu d’argent, c’est faire un pari, et plus la somme est faible, plus le pari est risqué. Ne vaut-il mieux pas prendre le temps de travailler quelques mois de plus en France pour partir avec un bon filet de sécurité financier plutôt que devoir rentrer chez soi à l’avance en catastrophe ? Sans doute que oui !
Ce point-ci est sujet à débat : les concessionnaires peuvent être honnêtes, et il ne s’agit pas nécessairement de remettre en cause la qualité de leurs services. Ce que les concessionnaires vous vendent, c’est en effet une sécurité dont vous ne pouvez pas avoir la certitude en achetant à un particulier : véhicule examiné par un mécanicien, garantie moteur, parfois même offre de « buyback » (garantie de rachat du véhicule à la fin de votre voyage). Tout ça, c’est bien, mais ça a un coût : acheter chez un concessionnaire vous expose à des prix deux fois plus élevés qu’acheter à un particulier. Dur à avaler sur un budget de backpacker, d’autant qu’à la fin du voyage vous devrez revendre votre véhicule… et en tant que particulier, vous ne pourrez vraiment pas vous permettre de pratiquer les mêmes prix qu’un concessionnaire !
Cas pratique ? Les voitures de backpackers (« station wagon ») se vendent en moyenne AU$2000 chez les particuliers, et AU$4000 chez les concessionnaires. En achetant à un concessionnaire, vous prenez donc le risque d’une perte nette de AU$2000 au moment de la revente… la valeur de la garantie moteur en prend tout de suite un « coût » !
Pour le meilleur et pour le pire, le « fruitpicking », c’est-à-dire faire les récoltes, et le petit boulot attitré du WHV moyen. Et ce n’est pas forcément un mal : faire du picking, ça peut rapporter gros, et les meilleurs travailleurs qui, avec un peu d’expérience et de motivation, arrivent à vous dépioter un champ à vitesse grand V peuvent se faire des semaines à AU$1000. De quoi en faire rêver plus d’un.
Là où le rêve peut tourner au cauchemar, toutefois, c’est que plus que toute autre l’industrie du picking fait l’objet d’abus. Certaines régions qui sont de véritables aimants à backpackers ont particulièrement mauvaise réputation à ce niveau-là (Bundaberg, pour ne pas la nommer !). Comment faire la différence entre arnaque et bon plan ?
Dernier aspect courant du voyage : faire l’expérience de travailler chez l’habitant, en échange du gîte et du couvert. Là, il n’y a pas d’arnaque, et l’erreur à ne pas commettre dépend entièrement de vous ! Vous vous étonnez d’avoir envoyé plein d’e-mails à des hôtes potentiels et de n’avoir reçu aucune réponse ? Relisez-vous, et vérifiez que vous n’avez pas fait quelques erreurs aussi communes qu’impardonnables :
Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.
Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.
Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !




Merci pour cet article TBN. Perso, j’apprécie la rédaction de tes derniers articles (non pas que je n’aime pas la manière dont sont rédigés les autres!) 3 bonnes raisons de ne pas travailler au black, 10 bonnes raisons de partir etc… C’est succinct, direct, le best of de l’info en somme. Toujours un plaisir à te lire!
Merci pour ton feedback Fabien ! C’est toujours très important pour moi de lire l’avis de mes lecteurs quand j’essaie quelque chose de nouveau ou de différent, ton commentaire est donc très apprécié
Coucou,
Je prépare mon trip en NZ et je lisais cet article. Concernant le Helpx tu dis qu’il ne faut pas les contacter trop tôt. Moi c’est la première fois que je pars si longtemps et seule donc en faisant mon itinéraire j’aurais déjà contacter des hôtes. C’est pas une si bonne idée alors? J’ai peur d’attendre la dernière minute comme d’habitude et qu’on me dise “non sorry j’ai plus de place”. Et si je dois me taper les backpackers tout le long de mon voyage je ne vais pas faire des économies :s Par exemple ce matin j’ai eu une réponse où le monsieur me répond qu’il a des gens en novembre et décembre donc pas de place pour moi. Je lui avais dit que j’hésitais aussi à passer là où il est à la fin de mon trip donc fin juin et il m’a dit que je pouvais le recontacter en mars avril pour voir si ça pouvait aller en juin.
Je ne sais plus quoi faire. Si tu dis qu’il ne faut pas contacter les hôtes trop à l’avance et sur place, ça peut marcher si on a fait un itinéraire et qu’on veut si tenir? Je voulais éviter le stress de devoir trouver où loger pendant mon voyage. C’est mon premier voyage n’oublions pas je suis un peu stressée…
Je donne des conseils basés sur mon expérience, et sur les comportements que j’observe parfois autour de moi. Ce conseil en particulier a été écrit suite à plusieurs messages que j’avais reçu de jeunes voyageurs qui ne comprenaient pas pourquoi les hôtes HelpX qu’ils contactaient ne leur répondaient pas. En creusant un peu, j’ai observé un dénominateur commun : ces personnes contactaient leurs hôtes de manière très vague, pour des dates éloignées et incertaines.
Après, comme tu l’as constaté toi-même, il y a aussi des hôtes qui planifient leurs séjours à l’avance et se “remplissent” rapidement. Ils ont tous des préférences et des façons de s’organiser différentes, il est donc impossible de fixer des règles absolues. Mais comme tu le remarqueras, il ne prévoit pas plus de quelques mois en avance non plus (cf. le recontacter en mars/avril pour le mois de juin, il ne pense pas à organiser ça dès maintenant).
Personnellement, j’adopte une technique flexible. J’organise le début du séjour, et la suite on verra sur place. Ca permet de pouvoir changer de plan selon ses envies du moment et au fil des opportunités qui se présentent. Organiser un itinéraire strict me semble être une façon de faire peu adaptée au voyage au long cours, qui peut certes rassurer à la base, mais aussi empêcher d’en profiter totalement une fois sur place. Du coup, je ne suis peut-être pas la mieux placée pour te conseiller. Mais ce qui est certain, c’est que la plupart des backpackers ont tendance à changer leurs plans au fur et à mesure… c’est naturel, et il n’y a pas de quoi avoir peur
!
Ok t’as raison. Ca me rassure. Ca me soulage aussi parce que devoir tout planifier et s’y tenir pendant 8 mois je pensais déjà que ça allait me fatiguer plus qu’autre chose. Merci pour tes réponses si rapides.
Je t’en prie
Contente de t’avoir aidée !