Working Holiday : 5 erreurs à éviter

Vous conseiller sur ce qu’il faut faire pour réussir votre voyage, c’est bien beau, mais encore faudrait-il parfois vous toucher deux mots des choses à ne pas faire : aujourd’hui, je vous parle de 5 faux pas qu’il ne vaut mieux pas commettre lors d’un WHV.

1/ Partir avec un organisme

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Eh oui ! Les erreurs à ne pas faire commencent avant même le départ. Les lecteurs invétérés de ToothbrushNomads connaissent déjà mon opinion des organismes proposant des packs d’arrivée : il s’agit de vous vendre au prix fort des services que vous pourriez tout aussi bien effectuer vous-même gratuitement, par exemple la demande de TFN ou l’ouverture d’un compte bancaire. Il s’agit là de démarches extrêmement simples et rapides à accomplir par soi même, en économisant au passage quelques centaines d’euros qui pourront être bien mieux utilisés pour financer votre périple – que ce soit pour contribuer à vous payer des nuits d’auberge, un meilleur van ou une croisière dans les Whitsundays !

Pour en savoir plus sur ce sujet, lire l’article : Pourquoi ne faut-il pas partir avec un organisme ?

2/ Venir sans argent

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Sans rentrer dans le grand débat « l’Australie est-elle un El Dorado ? » (ça fait maintenant 6 ans qu’on cherche une réponse qui mette tout le monde d’accord…), on peut au moins sans crainte énoncer une généralité : avoir de bonnes économies derrière soi ne peut pas faire de mal, et peut même carrément vous sauver la mise. Est-ce possible de partir en Australie avec seulement 2000 €, 1000 €, 500 €… ? Certains l’ont fait et s’en sont très bien sortis. Beaucoup d’autres s’en sont mordu les doigts. Partir avec peu d’argent, c’est faire un pari, et plus la somme est faible, plus le pari est risqué. Ne vaut-il mieux pas prendre le temps de travailler quelques mois de plus en France pour partir avec un bon filet de sécurité financier plutôt que devoir rentrer chez soi à l’avance en catastrophe ? Sans doute que oui !

3/ Acheter sa voiture à un concessionnaire

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Ce point-ci est sujet à débat : les concessionnaires peuvent être honnêtes, et il ne s’agit pas nécessairement de remettre en cause la qualité de leurs services. Ce que les concessionnaires vous vendent, c’est en effet une sécurité dont vous ne pouvez pas avoir la certitude en achetant à un particulier : véhicule examiné par un mécanicien, garantie moteur, parfois même offre de « buyback » (garantie de rachat du véhicule à la fin de votre voyage). Tout ça, c’est bien, mais ça a un coût : acheter chez un concessionnaire vous expose à des prix deux fois plus élevés qu’acheter à un particulier. Dur à avaler sur un budget de backpacker, d’autant qu’à la fin du voyage vous devrez revendre votre véhicule… et en tant que particulier, vous ne pourrez vraiment pas vous permettre de pratiquer les mêmes prix qu’un concessionnaire !

Cas pratique ? Les voitures de backpackers (« station wagon ») se vendent en moyenne AU$2000 chez les particuliers, et AU$4000 chez les concessionnaires. En achetant à un concessionnaire, vous prenez donc le risque d’une perte nette de AU$2000 au moment de la revente… la valeur de la garantie moteur en prend tout de suite un « coût » !

4/ Se faire exploiter en fruitpicking

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Pour le meilleur et pour le pire, le « fruitpicking », c’est-à-dire faire les récoltes, et le petit boulot attitré du WHV moyen. Et ce n’est pas forcément un mal : faire du picking, ça peut rapporter gros, et les meilleurs travailleurs qui, avec un peu d’expérience et de motivation, arrivent à vous dépioter un champ à vitesse grand V peuvent se faire des semaines à AU$1000. De quoi en faire rêver plus d’un.

Là où le rêve peut tourner au cauchemar, toutefois, c’est que plus que toute autre l’industrie du picking fait l’objet d’abus. Certaines régions qui sont de véritables aimants à backpackers ont particulièrement mauvaise réputation à ce niveau-là (Bundaberg, pour ne pas la nommer !). Comment faire la différence entre arnaque et bon plan ?

  • Si l’on vous oblige à séjourner dans une auberge de jeunesse particulière pour avoir le droit de travailler dans telle ou telle ferme, méfiez-vous. Il existe des collaborations tout à fait innocentes entre ces entreprises, mais il existe également bien des cas où aubergiste et fermier sont de mèche dans le but de traire la vache à lait backpacker : vous serez parfois obligé de commencer à payer vos nuits d’auberge avant même que le travail ne commence (et là vous pouvez attendre le début de la saison 1 jour, 2 jours, 1 semaine… en voyant l’argent filer), ou peut-être qu’on vous donnera juste assez de travail pour que vous puissiez continuer à aligner la monnaie pour le logement et les bières au bar, sans espoir d’économiser beaucoup plus que quelques centimes. De manière générale, il est donc préférable de traiter directement avec le fermier et de choisir un logement indépendant (votre van bien-aimé, par exemple !) plutôt que passer par l’intermédiaire d’une auberge.
  • Vous avez décidé d’aller aborder le fermier directement ? Super ! En allant toquer à sa porte, vous avez aussi remarqué quelque chose : « tiens, c’est marrant, il y a beaucoup d’asiatiques dans ce champ… ». Oui, c’est marrant, c’est aussi pas bon signe : bien souvent les asiatiques sont les seuls à accepter de travailler dans des conditions difficiles pour une paie misérable, aux yeux des européens du moins. Là encore, c’est une généralité qui peut se démentir, mais si vous gagnez à peine AU$40 à la fin d’une longue journée de travail, c’est clairement que vous êtes en train de vous faire exploiter. Changez de ferme !

5/ Mal contacter ses futurs hôtes HelpX / WWOOF

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Dernier aspect courant du voyage : faire l’expérience de travailler chez l’habitant, en échange du gîte et du couvert. Là, il n’y a pas d’arnaque, et l’erreur à ne pas commettre dépend entièrement de vous ! Vous vous étonnez d’avoir envoyé plein d’e-mails à des hôtes potentiels et de n’avoir reçu aucune réponse ? Relisez-vous, et vérifiez que vous n’avez pas fait quelques erreurs aussi communes qu’impardonnables :

  • Vous n’êtes pas encore en Australie ? Inutile de vous fatiguer ! Si vous contactez déjà des hôtes alors que votre projet en est encore au stade du rêve et de la préparation (type : allez, je pars dans 6 mois / l’année prochaine…), vous faites simplement un petit excès de zèle motivé par une overdose d’impatience. Attendez d’être sur place pour approcher des hôtes, ou au minimum de pouvoir dire « j’arrive en Australie la semaine prochaine ». S’ils ne vous répondent pas avant ça, c’est simplement parce que ce sont des gens très occupés qui n’ont pas beaucoup de temps à perdre avec des jeunes qui pourraient très bien ne jamais venir en Australie au final !
  • Vous nagez en plein dans le grand vague ? L’autre péché capital du premier contact, c’est dire quelque chose comme : « je ne sais pas encore où j’atterris… je ne suis pas sûr quand je serai dans votre région… » et tant d’autres variantes. Avec un message bourré d’incertitude et d’hypothèses bancales, difficile d’être pris au sérieux. Être clair, courtois et concret produira de bien meilleurs résultats !
  • Vous parlez à des robots ? Dernière chose à proscrire : l’envoi de masse d’un même e-mail général et impersonnel reproduit à l’identique pour un grand nombre d’hôtes différents. Réduisez votre champ d’action en choisissant quelques hôtes qui vous intéressent réellement, et écrivez un chacun un petit mot un peu plus personnel et chaleureux que ça. Parler d’humain à humain, ça fait des merveilles !

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Déjà 6 commentaires sur ce post, on attend le tiens !

  1. Merci pour cet article TBN. Perso, j’apprécie la rédaction de tes derniers articles (non pas que je n’aime pas la manière dont sont rédigés les autres!) 3 bonnes raisons de ne pas travailler au black, 10 bonnes raisons de partir etc… C’est succinct, direct, le best of de l’info en somme. Toujours un plaisir à te lire!

    Fabien 9 July 2012 at 17:39 Reply
    • Merci pour ton feedback Fabien ! C’est toujours très important pour moi de lire l’avis de mes lecteurs quand j’essaie quelque chose de nouveau ou de différent, ton commentaire est donc très apprécié ;)

      Toothbrush 10 July 2012 at 04:16 Reply
  2. Coucou,

    Je prépare mon trip en NZ et je lisais cet article. Concernant le Helpx tu dis qu’il ne faut pas les contacter trop tôt. Moi c’est la première fois que je pars si longtemps et seule donc en faisant mon itinéraire j’aurais déjà contacter des hôtes. C’est pas une si bonne idée alors? J’ai peur d’attendre la dernière minute comme d’habitude et qu’on me dise “non sorry j’ai plus de place”. Et si je dois me taper les backpackers tout le long de mon voyage je ne vais pas faire des économies :s Par exemple ce matin j’ai eu une réponse où le monsieur me répond qu’il a des gens en novembre et décembre donc pas de place pour moi. Je lui avais dit que j’hésitais aussi à passer là où il est à la fin de mon trip donc fin juin et il m’a dit que je pouvais le recontacter en mars avril pour voir si ça pouvait aller en juin.
    Je ne sais plus quoi faire. Si tu dis qu’il ne faut pas contacter les hôtes trop à l’avance et sur place, ça peut marcher si on a fait un itinéraire et qu’on veut si tenir? Je voulais éviter le stress de devoir trouver où loger pendant mon voyage. C’est mon premier voyage n’oublions pas je suis un peu stressée…

    stephanie 19 August 2012 at 11:30 Reply
    • Je donne des conseils basés sur mon expérience, et sur les comportements que j’observe parfois autour de moi. Ce conseil en particulier a été écrit suite à plusieurs messages que j’avais reçu de jeunes voyageurs qui ne comprenaient pas pourquoi les hôtes HelpX qu’ils contactaient ne leur répondaient pas. En creusant un peu, j’ai observé un dénominateur commun : ces personnes contactaient leurs hôtes de manière très vague, pour des dates éloignées et incertaines.

      Après, comme tu l’as constaté toi-même, il y a aussi des hôtes qui planifient leurs séjours à l’avance et se “remplissent” rapidement. Ils ont tous des préférences et des façons de s’organiser différentes, il est donc impossible de fixer des règles absolues. Mais comme tu le remarqueras, il ne prévoit pas plus de quelques mois en avance non plus (cf. le recontacter en mars/avril pour le mois de juin, il ne pense pas à organiser ça dès maintenant).

      Personnellement, j’adopte une technique flexible. J’organise le début du séjour, et la suite on verra sur place. Ca permet de pouvoir changer de plan selon ses envies du moment et au fil des opportunités qui se présentent. Organiser un itinéraire strict me semble être une façon de faire peu adaptée au voyage au long cours, qui peut certes rassurer à la base, mais aussi empêcher d’en profiter totalement une fois sur place. Du coup, je ne suis peut-être pas la mieux placée pour te conseiller. Mais ce qui est certain, c’est que la plupart des backpackers ont tendance à changer leurs plans au fur et à mesure… c’est naturel, et il n’y a pas de quoi avoir peur ;) !

      Toothbrush 19 August 2012 at 11:40 Reply
  3. Ok t’as raison. Ca me rassure. Ca me soulage aussi parce que devoir tout planifier et s’y tenir pendant 8 mois je pensais déjà que ça allait me fatiguer plus qu’autre chose. Merci pour tes réponses si rapides. ;)

    stephanie 19 August 2012 at 11:45 Reply
    • Je t’en prie ;) Contente de t’avoir aidée !

      Toothbrush 19 August 2012 at 11:48 Reply

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A propos

Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.

Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.

Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !

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