Il s’agit là de ma première véritable randonnée depuis mon retour d’Australie. En l’espace de quelques heures de train, j’ai quitté la jungle urbaine parisienne pour les pentes boisées des Pyrénées Orientales ; j’ai échangé les couloirs sombres et souterrains des catacombes pour les chemins à ciel ouvert des montagnes.
Le soleil brille déjà fort. Des rubans de neige dévalent encore les pentes les plus hautes du pic du Canigou, dont la silhouette charismatique domine les plus belles vues de la région. Au fond des vallées, des petits villages de pierre et de tuiles émettent une rare volupte de fumée de cheminée. Leur présence discrète et permanente rassure d’une apparente immuabilité qui respire la plus profonde quiétude.
Au détour de mon chemin, j’aperçois quelques oiseaux qui s’envolent bien trop vite pour que j’ai le temps de les reconnaitre. Leurs chants, eux, m’accompagnent plus avant. Le printemps s’étend vers l’été, je croise des papillons de toutes les couleurs – bleu délicat, orange fulgurant, zébré blanc et noir… quelques-uns se prêtent au jeu de la photographie pour l’amateur patient ; la plupart sont des figurants éphéméres dont la beauté s’éloigne aussi vite qu’elle est apparue.
De vue en vue, je trace mon chemin jusqu’à la Tour de Goa : il s’agit d’une ancienne tour à signaux du XIII-XIVème siècle, restaurée il y a une quinzaine d’années par une petite armada de volontaires. Non loin, une table d’orientation permet d’identifier les principaux pics et hameaux de la région, qui se dévoile à 360° depuis ce point de vue privilégié.
Une pomme, une orange, une douce torpeur du midi, et il est déjà temps de redescendre.
Galerie photo : Pyrénées Orientales




























Et dire que pendant ce temps là il y en a qui bosse :p.
Profites en bien avant ton retour dans la jungle !