TFN, compte en banque, assurance ou passeport : on parle très souvent des démarches à effectuer pour partir en Australie, mais beaucoup moins de celles qui nous attendent lors du retour en France. Pourtant, après un an (ou plus) d’absence, notre existence sociale dans la mère-patrie ne pèse plus lourd : en général disparu même des essentiels tels que la sécu, on peut dire qu’à bien des niveaux on repart de zéro. Alors, au retour en France, qu’est-ce qu’on fait ?
Si vous avez déjà fêté vos 25 ans, la première chose à faire est de filer en ligne droite vers la CAF locale pour y déposer une demande de RSA : le Revenu de Solidarité Active est le remplaçant du défunt RMI (Revenu Minimum d’Insertion) et marche exactement pareil ou presque. L’âge et le chômage sont les seules conditions de l’obtention : autant dire qu’au retour d’Australie, vous y aurez droit automatiquement !
Le montant du RSA varie selon que vous viviez seul ou en couple, avec ou sans enfant à charge, et en étant hébergé gratuitement ou pas. Classiquement, pour un voyageur célibataire de retour en France et hébergé à titre grâcieux par la famille, le RSA s’élève à 400 € par mois. Plutôt pas mal comme petit cadeau gouvernemental en attendant de retrouver du travail, non ?
Plus de détails sur le RSA sont disponibles sur le site de la CAF.
Après une absence prolongée du territoire, on tend à purement et simplement disparaître des registres de la sécu, qui ne nous reconnaît plus : ni travailleur, ni chômeur à leurs yeux, on cesse tout bonnement d’exister. Oui, mais il y a une bonne nouvelle : si vous bénéficiez du RSA, vous aurez automatiquement et immédiatement droit à la CMU (Couverture Maladie Universelle). Pour l’obtenir, il vous suffit de vous rendre à votre bureau de sécu local et d’en faire la demande. Qui plus est, être bénéficiaire du RSA signifie que la CMU qui vous est accordé est la complémentaire, et non celle de base : ce qui signifie qu’elle couvre à 100% et sans avance de frais toutes vos dépenses santé.
Que faire si je n’ai pas le RSA ? Malheureusement, vous n’aurez pas 36 solutions : il faut attendre. La CMU vous sera accordée une fois que vous aurez démontré que vous résidez de manière stable en France, c’est-à-dire au bout de 3 mois. Pour déterminer à quelle CMU vous avez droit, vos ressources seront évaluées : en-dessous d’un certain plafond, ce sera la complémentaire ; au-dessus, la CMU de base. Voyons les choses du bon côté : vous rentrez de voyage, vous n’avez sans doute pas engrangé suffisament de ressources pour dépasser un quelconque palier !
Plus de détails sur la CMU sont disponibles sur son site officiel.
Eh bien, en tout cas, c’est l’essentiel : à peine de retour en France, vous pouvez déjà prétendre à avoir une assurance santé gratuite à toute épreuve, et un revenu qui tombe tous les mois dans votre compte en banque… pour peu que vous ayiez bien atteint vos 25 ans bien sûr ! Ne vous reste plus qu’à chercher du travail : pour ça, vous pouvez entre autre vous inscrire à Pôle Emploi, la fusion de l’ANPE et des Assedics. Et bien sûr, si vous emménagez dans un nouvel appartement à vos frais, n’oubliez pas de retourner voir la CAF pour poser une demande d’allocation logement
Bon retour en France !
Salut ! Dans la vraie vie, quand je ne me cache pas derrière mon sobriquet de brosse à dents, je m'appelle Stef.
Je viens de la Réunion, j'ai étudié à Montpellier, et je suis partie en Australie pour la première fois en 2006. J'avais 22 ans.
Depuis, on ne m'arrête plus, et je vis actuellement à Auckland, Nouvelle-Zélande. Tu as des questions ou envie de discuter ? Ecris-moi !
Merci! Mais si on a pas 25 ans en rentrant… on se fait avoir quoi.
Haha, il y a un peu d’ça !
Ceci étant dit, je parle de ce que je connais. Il est possible qu’il existe d’autres aides pour les – de 25 ans, et que je ne sois simplement pas au courant puisque ce n’est pas mon cas. Allez, faut bien des avantages à vieillir tout de même !
Tres interessant et rassurant (dit la vieille :P), merci pour l’article
Ça me console pas de rentrer mais c’est déjà un peu plus :-)
Pour ma part je vais inscrire mon fils à la CFE avant qu’il parte en Australie, il sera couvert à son retour !
http://www.cfe.fr/
C’est exact, toutefois la solution CFE reste peu prisée des voyageurs dans la mesure où elle coûte presque 3 fois plus cher qu’une assurance privée (en moyenne, pour être assuré un an, il faut compter 1100 € chez la CFE, contre seulement 400 € chez l’ASFE par exemple).
J’ai des petites précisions pour les personnes qui peuvent prétendre aux allocations chômage.
Mon cas: fin d’apprentissage ingénieur de 3 ans, donc je peux prétendre au chômage.
Apparemment le mieux est de s’inscrire au pôle emploi et de suspendre les droits jusqu’au retour. Les droits reprennent dès la demande au retour en France.
C’est exact !