« Aotearoa », soit « le pays du long nuage blanc » : il s’agit du nom maori de la Nouvelle-Zélande. Il suffit de quelques jours pour adopter ce patronyme : dans un ciel bleu qui paraît immense flottent toujours de longs nuages blancs. Mais ce qui nous marque, surtout, c’est le contraste saisissant de la Nouvelle-Zélande à l’Australie : l’abondance du vert.
Dans un paddock, je regarde Emilie monter Dexter, l’un des chevaux de John. Collines aux courbes généreuses, herbe folle égayée de centaines de boutons d’or. Le sol est doux sous mes pas, la terre sombre et humide n’oppose aucune résistance. L’air est frais, une brise vive souffle dans les arbres. Dans les vallées, moutons et vaches broutent paresseusement. Ici, ils n’ont pas à lutter pour trouver leur nourriture. Il fait bon. Assise dans l’herbe, je repense à la dernière fois que j’ai regardé Emilie monter à cheval, au milieu des plaines jaunies et desséchées de Kyabram.
Les pins, les cerisiers, les patûres et la fraîcheur de l’air rappellent l’Europe. Mais parmi ce paysage familier se glissent des éléments indéniablement tropicaux : fougères arborescentes, bambous, bouquet d’oiseaux du paradis, arbres à thé. La Nouvelle-Zélande est un subtil mélange de deux univers que l’on conçoit habituellement comme opposés.
On s’installe dans une nouvelle routine d’HelpX comme on retrouve des chaussures confortables. Le matin, on travaille dans le jardin : on désherbe, on entretient les bordures des lits de fleurs, on encastre quelques marches de pierre dans la terre, on élague les bambous et on balaie la cours. On s’occupe des chevaux, aussi, et Emilie les monte. Par un après-midi tranquille, je saute à mon tour sur le dos de Crossbow, l’autre cheval de John. Ca fait des années que je n’ai pas mis les fesses sur une selle…
Les après-midi sont libres, et nos hôtes laissent une vieille voiture à notre disposition pour qu’on puisse aller se balader dans les environs. Plus de détails, c’est pour bientôt…
Galerie photo : Kumeu




























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