Si vous avez déjà voyagé, vous le savez sans doute : parfois, le plus grand plaisir d’un(e) nomade est de s’amuser à rendre les gens jaloux. Non, non, ne partez pas, ne niez pas : c’est très humain et pas bien méchant, d’ailleurs on y passe tous. C’est ce petit élément de taquinerie, cette inspiration un peu coquine, qui pousse aujourd’hui votre dévouée servitrice à combiner un tel titre avec une telle photo : à votre gauche, je vous présente donc Breaker Bay, la routine de chez nous. Et si je vous la présente, c’est parce qu’elle va bientôt nous échapper : l’été touche à sa fin, et les premiers jours d’automne commencent à remplacer un soleil au beau fixe, au chaud fixe. Une certaine fraîcheur s’installe, un changement dans la qualité de la lumière, quelques nuages qui apportent de premières pluies. Et bien sûr, l’océan lui aussi devient plus froid…
Lorsque l’on pense à la Nouvelle-Zélande avant d’y venir, on pense souvent montagnes (les filles pensent également “Legolaaaaas !”, mais chut). Bien que cette image soit exacte, elle tend à dissimuler les autres facettes de ce pays lointain : en Nouvelle-Zélande, vous trouverez aussi des plages magnifiques. Le sable y est tantôt blanc, doux, fin ; tantôt noir et volcanique, brillant de mille reflets mauves. L’océan adopte des teintes oscillant entre vert et bleu ; l’eau est claire, pure, transparente. Dans le Northland, des baies esseulées parsèment toute une côte au découpage cranté, des plages dignes de rivaliser avec celles de Madagascar. Et près de chez nous, la côte revêt également un manteau de paradis.
Kaiteriteri Beach est le village balnéaire le plus populaire auprès des visiteurs, et bien qu’il reste de petites dimensions, on y trouve café, bed & breakfasts, terrain de camping perpétuellement aligné de caravanes, water taxis amarrés non loin du rivage (près à vous emmener dans l’Abel Tasman National Park) et, bien sûr, une certaine densité de vacanciers sur la plage. Pour notre part, nous évitons l’attroupement en allant simplement de l’autre côté de l’avancée rocheuse qui entoure Kaiteriteri. Derrière ce pan de falaise se trouve une baie plus petite, douce et discrète, où nous avons passé de nombreuses fins d’après-midi. Bien isolé de l’occupation de Kaiteriteri se trouve la tranquillité de Breaker Bay, dont seul une poignée de gens semblent avoir remarqué l’existence.
On nage, on prend des photos, on s’étale dans le sable, on s’envoie une balle de tennis puante piquée aux chiens, ou on la remplace par un citron ramassé dans le jardin. Après une session mouvementée, celui-ci finit par rendre l’âme dans une dernière explosion, et des centaines de poissons minuscules s’assemblent et se pressent pour venir becter sa chair. On regarde passer quelques kayaks colorés, on joue dans les vagues et on se dit que c’est ça la vraie vie.
Galerie photo : Tasman Bay




























Ouais, la vraie vie ! Mais je préfère les montagnes aux plages même si l’eau me donne des envies de dessin ! :D
Un jour je ferai des dessins aussi beaux que ces photos \o/
La VRAIE VIE c’est celle qu’on se donne les moyens de vivre
Et la votre ne pourra jamais être la notre (vice versa) ce qui est encore plus délectable pour les concernés (des deux parties, sisi).
Certes on jalouse. Mais on jalouse quelque chose qui ne nous appartiendra jamais, même si par un coup de baguette magique on était transportés là où sont nos deux demoiselles, croyez vous que vous perçevrez les choses à leur manière ?
Alors j’encourage tous les déprimés qui voudraient eux aussi vivre à la nomade dans des lieux aux conditions paradisiaques: regardez bien autour de vous, la vraie vie est à votre portée aussi !!! Vous respirez ? Vous êtes en vie pour de vrai ! (Allez on est heureux, quoi !)
Bon c’est pas tout mais on a quand même hâte de partir… pas pour vivre leur vraie vie à elles, mais bien continuer à vivre à fond la nôtre.
Merci les filles pour ces mises en bouche photo/récits, ça motive !
J’veux une full size de la photo de la plage.
Paradisiaque.