Réveil à l’aube. On prend la route sans attendre, et bien nous en prend : le lever du jour fait flamboyer les grandes étendues d’herbe sèche d’or et d’orangé. La route longe l’énorme masse opalescente du lac Pukaki, dont les eaux sont turquoises, en direction de la haute silhouette du Mount Cook, le plus grand sommet du pays et la vedette du parc national du même nom.
On se gare au début du sentier menant au Tasman Glacier. Il est tôt, il n’y a encore personne. On emprunte tranquillement le petit chemin de scories qui nous mène jusqu’à un lac laiteux où flottent quelques icebergs noircis. On crapahute dans les environs, on s’en va suivre l’autre branche du sentier qui mène jusqu’à un point de vue sur le glacier lui-même, ainsi que sur les environs : vallée brunie au cœur des montagnes, que demander de plus ? Eh bien, je vais vous le dire : la solitude, pardi ! Il est maintenant un peu plus de 9 heures, et le glas a sonné : le grand bal du tourisme peut commencer ! Alors qu’on revient vers le van, on voit débarquer un énorme car qui déverse une marée humaine de touristes principalement japonais, encadrés de guides. Ô rage, ô désespoir.
On prend la fuite en direction du centre de visiteur. C’est là le cœur de l’horreur, oui, mais c’est aussi l’endroit où nous pourrons nous renseigner sur les différentes randonnées et tacher d’en trouver une un peu plus longue et de fait un peu moins prisée. Oui mais…
Un bruit effroyable retentit des entrailles de Blue Boy. Une odeur de plastique brûlé emplit soudain nos narines. Le volant se met en grève et refuse de tourner pour un autre bras que celui de Rambo. Heureusement, on était juste en train de finir de se garer, et on peut donc simplement couper le contact. Finalement, ce ne sont peut-être pas des informations sur les randonnées que nous allons chercher au centre d’info…
Galerie photo : Divers de l’Île Sud




























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