On y coupe pas, c’est une question qui revient souvent et qu’on me pose régulièrement : alors, Australie ou Nouvelle-Zélande… c’est quoi le mieux ? Eh bien, malheureusement pour vous, cher lecteur impatient, il n’y a pas de réponse tranchante à cette question : il s’agit en effet de deux pays somme toute très différents, et bien évidemment tout dépend également des goûts personnels de chacun… En l’occurence, il se trouve que notre cas illustre très bien le dilemme puisque l’une de nous a préféré les kiwis, tandis que l’autre est restée vouée aux kangourous
Règlement de compte… ci-dessous !
Les pieds en terre néo-zélandaise, Emilie a été conquise : vertes collines, de l’air frais, un climat moins chaud, moins humide, plus vivable, et convenablement doté de quatre saisons distinctes. Un pays où il pleut pour de vrai, d’où le vert des collines précédemment mentionnées, et également un pays riche en montagnes, en hauts pics enneigés prêtant un arrière-plan majestueux à toutes les scènes qui les entourent. Et puis, quand on se sent d’humeur plage pour changer, on y trouve des pans entiers de côte paradisiaque, un sable tantôt blanc pur, tantôt noir aux reflets mauves, et une eau allant du bleu, au vert, au turquoise avec une limpidité constante. Une clarté par ailleurs partagée par les ruisseaux alpins, dont la couleur vibrante laisse rêveur… oui, y’a pas à dire, c’est beau la Nouvelle-Zélande. A cela, on peut ajouter la présence d’oiseaux éndémiques pour donner vie aux forêts, et plusieurs colonies d’otaries se prélassant sur certains rivages. Comment ne pas se laisser séduire ?
Oui mais… l’Australie, c’est beau aussi, et question faune c’est simple : imbattable. Entre les innombrables kangourous et wallabis que l’on peut croiser au moindre détour de chemin, les wombats qui fourragent dans les buissons goulument, les koalas qui font leur sieste bercés par le vent dans les arbres, les émeus qui se dandinent en troupeau, les casoars qui pointent parfois le bout de leur nez en dehors de la forêt tropicale, les ornithorynques de sortie au crépuscule dans les rivières et les varans qui aiment à se faire dorer au soleil, ça fait une sacrée armada d’animaux uniques à découvrir. Et encore, la liste n’est pas exhaustive : il reste numbats, diables de Tasmanie, kangourous des arbres, lézards à langue bleue, échidnés et bien d’autres encore… pour un pays de prime abord si dur et si aride, l’Australie regorge de vie. Bien sûr, une bonne partie du bestiaire australien est capable de vous tuer (serpents mortels, araignées venimeuses, méduses fatales, crocodiles et requins font partie intégrante du paysage), mais il ne faut pas s’arrêter à si peu : si vous les laissez vivre, ils en feront de même.
L’autre beauté de ce pays merveilleux (oh là là, la fille impartiale !) réside dans sa taille. On ne s’en rend peut-être pas bien compte avant de partir, mais une fois sur place on appréhende rapidement la réalité : l’Australie n’est pas seulement un pays ou une île, c’est un véritable continent aussi grand que l’Europe. Cette immensité est pleine de promesses tenues pour les amoureux des grands espaces, et pour tous ceux qui se sentent attirés par la sensation de solitude au coeur de la nature. C’est peut-être ce point là par-dessus tout autre qui fait de moi une “Supporteuse Officielle de l’Australie”. La Nouvelle-Zélande, plus compacte et plus clémente, est déjà extrêmement civilisée et l’on sait que bien souvent, même en se perdant dans une réserve naturelle, toute la panoplie moderne se trouve juste par-delà la colline : les routes, les villes, les gens et bien sûr les touristes-envahisseurs. L’Australie, quant à elle, possède bien entendu des villes tentaculaires de verre et d’acier, mais il est aisé de s’en éloigner et se trouver dans un parc national loin de tout, où l’on peut s’imbiber du silence et de la paix de la solitude. La taille de l’Australie, et sa nature indomptable (sécheresse, humidité, chaleur, environnements désertiques…), lui épargnent le destin étouffant d’autres nations… pour le moment.
Bien sûr, il reste possible de s’écarter des sentiers battus en Nouvelle-Zélande, et si l’on a la plupart du temps la sensation de rester perpétuellement sur les bords de la civilisation, il n’empêche que cela peut suffire à s’en détacher. Soyez donc astucieux, explorez les routes de gravier, fuyez les endroits dont vous avez entendu les noms de toutes les bouches et privilégiez les randonnées longues ou méconnues…
En conclusion, nous dirons surtout qu’Australie ou Nouvelle-Zélande… les deux. Après tout, quitte à venir jusqu’en Océanie, autant en profiter non ? Voler de l’un à l’autre n’est ni très cher ni très long, mais vous laissera des souvenirs à vie. Malgré leur proximité (qui pousse certains à les mélanger…), ce sont deux nations très différentes. L’Australie vous régalera de paysages plus secs, de terre rouge, d’eucalyptus emplis de cacatoès, d’animaux uniques au monde. La Nouvelle-Zélande vous présentera des scènes imposantes, des montagnes puissantes, des côtes idylliques, du vert et de la neige. Au final, ce sont bel et bien deux pays très complémentaires…




























Hello,
Ca fait des semaines et des semaines que je veux poser la questions sur deux foruns (AA et F-in-NZ), je vais le faire tres prochainement du coup :P
Je pense que les réponses seront… très prévisibles et contradictoires
Je pense aussi mais…je verrai bien !
Ca m’horrifiait qu’il y ait une seule réponse, vous me rassurez :-) Je sais pas encore comment je vais annoncer ça à Mr Exploz mais… me ferait bien un WHV en NZ moi ! Seul hic lui ne pourra pas… des solutions à me proposer ? (à part de l’abandonner)
Solution facile : tu prends un WHV, il prend un visa touriste (qu’il rallongera pour la modique somme de NZ$130), vous restez en NZ pendant 9 mois (le maximum du visa touriste)
Après, ça posera bien sûr le problème qu’il n’aura pas le droit de travailler… à ça, deux solutions : soit trouver du taf payé cash, soit vous établir dans des régions déclarées comme manquant de main d’oeuvre, auquel cas possibilité d’obtenir un permis de travail. J’suis sûre que c’est arrangeable tout cela, avec un peu de motivation…